OL : Roman Yaremchuk, la surprise mercato qui interpelle à Lyon !


Rédigé le Mercredi 28 Janvier 2026 à 15:00 écrit par


L'Olympique Lyonnais s'apprête à frapper un nouveau coup dans les derniers jours du mercato hivernal. Selon le journaliste belge Sacha Tavolieri, les Rhodaniens sont entrés dans la dernière ligne droite pour recruter Roman Yaremchuk, l'attaquant ukrainien de l'Olympiakos. Les discussions portent sur un prêt payant assorti d'une option d'achat, dont les montants restent à définir. La direction lyonnaise souhaite boucler l'opération ce mercredi 28 janvier, avant le déplacement du club grec à Amsterdam pour affronter l'Ajax en Ligue des Champions. Une urgence qui témoigne de l'importance accordée à ce renfort, mais qui interroge également sur la stratégie du club rhodanien.

Un profil atypique validé par Paulo Fonseca

À 30 ans et mesurant 1,91 mètre, Roman Yaremchuk incarne un registre différent de celui des autres attaquants lyonnais. Paulo Fonseca, l'entraîneur portugais de l'OL, a explicitement validé son profil et envisage de l'associer à Endrick sur le front de l'attaque. Cette association pourrait permettre aux Lyonnais de disposer d'un duo complémentaire : la puissance physique et le jeu de pivot de l'Ukrainien combinés à la percussion et aux initiatives individuelles du jeune prodige brésilien.

Le technicien portugais recherchait précisément "un joueur de surface, solide", selon ses propres mots. Avec le départ de Martin Satriano vers Getafe mi-janvier, l'effectif lyonnais manquait d'un attaquant capable de jouer dos au but et d'apporter de la présence dans la surface. Yaremchuk, international ukrainien comptant 65 sélections et 17 buts avec son pays, correspond théoriquement à ce cahier des charges.

L'animation offensive de Fonseca pourrait ainsi s'articuler autour d'une plus grande diversité tactique. Alors que le système lyonnais repose actuellement sur la vitesse, l'arrivée d'un profil plus physique permettrait d'alterner les styles de jeu et de poser d'autres problèmes aux défenses adverses.

Yaremchuk galère depuis plusieurs saisons

Le curriculum vitae de Roman Yaremchuk raconte l'histoire d'un buteur aux trajectoires contrastées. Entre 2017 et 2021, l'attaquant s'est révélé sous les couleurs de La Gantoise, où il a inscrit 61 buts en 152 matchs. Sa meilleure saison, en 2020-2021, lui a permis d'inscrire 23 réalisations en 41 rencontres, attirant l'attention du Benfica Lisbonne.

L'été 2021 marque un tournant : le club portugais débourse 17 millions d'euros pour s'attacher ses services. Mais le transfert vire au fiasco. En un an à Lisbonne, Yaremchuk ne parvient à inscrire que 9 buts en 48 apparitions. Le contexte personnel ( la guerre en Ukraine débute en février 2022 ) pèse lourdement sur ses performances. Un an après son arrivée, Benfica accepte de le céder au Club Bruges pour 16 millions d'euros (plus 3 millions de bonus), limitant ainsi la casse financière.

Le passage brugeois ne sera guère mieux. Entre Bruges et un prêt à Valence la saison suivante, l'Ukrainien enchaîne les difficultés, ne marquant que 10 buts toutes compétitions confondues sur deux saisons. L'été dernier, l'Olympiakos le récupère pour seulement 2 millions d'euros, soit huit fois moins que son transfert initial à Benfica. En Grèce, Yaremchuk inscrit 10 buts lors de sa première saison avant d'être relégué au rang de troisième attaquant derrière le Marocain Ayoub El Kaabi et l'Iranien Mehdi Taremi. Raison pour laquelle il cherche une porte de sortie.

Une opération qui suscite la méfiance

L'annonce du transfert a provoqué des réactions vives parmi les supporters lyonnais. Plusieurs éléments nourrissent le scepticisme. D'abord, le profil du joueur : en perte de vitesse depuis quatre ans, l'Ukrainien affiche des statistiques inquiétantes cette saison. Zéro but en compétitions européennes ou en championnat grec, un temps de jeu limité à 287 minutes en Super League, et des expected goals (xG) de 1,48 pour aucune réalisation effective : le bilan interroge.

Ensuite, la trajectoire du dossier rappelle fâcheusement celle de Martin Satriano. L'Uruguayen, recruté en prêt l'été dernier depuis le RC Lens pour pallier le départ surprise de Georges Mikautadze, n'a jamais convaincu. En 19 matchs avec l'OL, il n'a inscrit que 3 buts. Lyon a finalement levé son option d'achat à 5 millions d'euros avant de le prêter immédiatement à Getafe, avec une option d'achat de 6,5 millions d'euros. Remplacer un flop par un profil similaire en difficulté depuis plusieurs saisons constitue un pari audacieux.

Des contraintes financières qui expliquent un profil low cost

Cette piste s'inscrit dans un contexte budgétaire contraint pour l'Olympique Lyonnais. Menacé de relégation administrative par la DNCG l'été dernier, sauvé in extremis par l'arrivée de Michele Kang à la présidence, le club navigue à vue. 

Dans ces conditions, un prêt payant avec option d'achat pour un joueur de 30 ans représente une prise de risque financièrement limitée. Si l'option d'achat avoisine effectivement les 4 millions d'euros évoqués par certaines sources, elle correspondrait au prix plancher du marché pour un attaquant expérimenté. Cette stratégie du "petit pari" s'apparente à celle adoptée avec Satriano : investir peu pour limiter les risques, quitte à se tromper.

Pour résumer : le profil Yaremchuck a de quoi nous laisser dubitatif ...

Journaliste web passionné de ballon rond, je suis né en 1994 à Boulogne-Billancourt et j’ai… En savoir plus sur cet auteur