L’Olympique de Marseille lance sa campagne de Ligue Europa jeudi sur la pelouse de Besiktas, avec déjà un gros dilemme dans le sac de voyage. L’effectif de Bruno Genesio est clairement trop limité pour digérer la Ligue 1, la Coupe de France et la C3 sans y laisser de plumes. Mais pour Jérôme Alonzo, ancien gardien marseillais, l’idée d’une impasse européenne n’a tout simplement pas sa place sur la Canebière. L’Europe n’est pas un vieux meuble qu’on déplace quand le calendrier devient encombrant.
Dans les colonnes de La Provence, Jérôme Alonzo a posé le cadre sans détour : « À l’OM, tu ne peux pas faire l’impasse sur la coupe d’Europe, ça n’existe pas ! » L’ancien portier estime que les premières rencontres doivent être disputées « avec la meilleure équipe possible », par respect pour les supporters et l’histoire du club. Jérôme Alonzo voit même la Ligue Europa comme un possible levier psychologique pour un groupe en difficulté, capable de remettre un peu de courant dans une équipe qui en manque.
Bruno Genesio veut éviter une valise face au PSG
La théorie se heurte néanmoins à un calendrier qui n’a pas choisi la douceur. Marseille reste sur trois défaites consécutives en Ligue 1 et recevra le Paris Saint-Germain dimanche au Vélodrome, trois jours après son déplacement en Turquie. Dans ce contexte, il est fort à parier que Bruno Genesio procède à plusieurs ajustements contre Besiktas, afin d'éviter de plomber certains joueurs importants, d'autant plus qu'on a bien vu face au Stade Rennais que les joueurs de l'OM étaient pour l'heure dans l'incapacité de répondre à 100% dans l'intensité sur 90 minutes.
On ne voit donc pas Bruno Genesio prendre le risque de se présenter face au PSG avec des joueurs "importants" plombés physiquement par le déplacement en Turquie. Dans ce contexte, le risque de prendre une grosse valise à domicile serait bien trop grand.
Un onze remanié en C3 ne signifierait pas forcément un abandon de la compétition, mais il confirmerait que le Classique pèse déjà lourd dans les choix du staff marseillais. Jérôme Alonzo réclame une équipe compétitive ; la réalité du banc, elle, oblige hélas à la "frilosité".
Un onze remanié en C3 ne signifierait pas forcément un abandon de la compétition, mais il confirmerait que le Classique pèse déjà lourd dans les choix du staff marseillais. Jérôme Alonzo réclame une équipe compétitive ; la réalité du banc, elle, oblige hélas à la "frilosité".