Sous pavillon brésilien et porté par un casting XXL d’investisseurs, Le Mans FC change de dimension mais refuse les promesses de montée immédiate. Le projet, structuré autour du fonds OutField et de l’arrivée de Thibaut Courtois au capital, se veut avant tout méthodique et durable.
Un club sous contrôle brésilien, Courtois en renfort
Six mois après son arrivée comme actionnaire minoritaire, le fonds d’investissement brésilien OutField est devenu actionnaire majoritaire du Mans FC, tout en maintenant Thierry Gomez à la présidence et à la gestion quotidienne du club. Cette prise de contrôle s’accompagne de l’entrée au capital de Thibaut Courtois via son véhicule d’investissement, aux côtés de Novak Djokovic, Felipe Massa et Kevin Magnussen déjà associés au projet depuis l’été 2025. Le club manceau, promu en Ligue 2 en 2025 et installé dans le haut de tableau cette saison, bénéficie ainsi d’un soutien financier et d’une exposition médiatique inédits pour un pensionnaire de L2.
Le discours officiel reste néanmoins mesuré. OutField fixe un horizon de trois à quatre ans pour stabiliser Le Mans dans le haut de tableau de Ligue 2 avant d’envisager un retour en Ligue 1, loin de toute promesse de montée express. Le club met en avant une logique de développement structurel : acquisition du centre d’entraînement de La Pincenardière, réouverture d’un centre de formation dès 2026 après dix ans de fermeture, renforcement des services data, scouting et performance. « Le Mans a formé de grands joueurs et on veut renouer avec cet héritage », a souligné Pedro Oliveira, cofondateur d’OutField.
Le discours officiel reste néanmoins mesuré. OutField fixe un horizon de trois à quatre ans pour stabiliser Le Mans dans le haut de tableau de Ligue 2 avant d’envisager un retour en Ligue 1, loin de toute promesse de montée express. Le club met en avant une logique de développement structurel : acquisition du centre d’entraînement de La Pincenardière, réouverture d’un centre de formation dès 2026 après dix ans de fermeture, renforcement des services data, scouting et performance. « Le Mans a formé de grands joueurs et on veut renouer avec cet héritage », a souligné Pedro Oliveira, cofondateur d’OutField.
Une vitrine internationale, mais une feuille de route claire
L’arrivée de Courtois, gardien du Real Madrid et double vainqueur de la Ligue des champions, apporte une crédibilité sportive et marketing supplémentaire à un tour de table déjà composé de stars mondiales comme Djokovic, Massa et Magnussen, présentées comme des investisseurs et ambassadeurs du projet. Courtois investit via la société NxtPlay qu’il a cofondée, sans ingérence annoncée dans la gestion sportive, ce rôle restant entre les mains de Gomez et de la structure OutField. L’idée est de s’appuyer sur ce réseau d’athlètes de haut niveau pour élargir la visibilité du club à l’international, notamment sur le marché brésilien, tout en renforçant l’attractivité commerciale de la marque Le Mans FC.
Dans un football français fragilisé économiquement, le projet manceau se distingue par son tempo et sa prudence affichée : investissement sur les infrastructures, renforcement des équipes sportives et administratives, travail sur l’image plutôt que recrutement clinquant à court terme. Si la présence de Djokovic et de Courtois peut donner l’illusion d’un « mirage galactique », la feuille de route communiquée et les premiers chantiers lancés rapprochent davantage Le Mans d’un laboratoire de croissance contrôlée que d’un pari spéculatif sur la prochaine montée.
Dans un football français fragilisé économiquement, le projet manceau se distingue par son tempo et sa prudence affichée : investissement sur les infrastructures, renforcement des équipes sportives et administratives, travail sur l’image plutôt que recrutement clinquant à court terme. Si la présence de Djokovic et de Courtois peut donner l’illusion d’un « mirage galactique », la feuille de route communiquée et les premiers chantiers lancés rapprochent davantage Le Mans d’un laboratoire de croissance contrôlée que d’un pari spéculatif sur la prochaine montée.