Le Havre trace sa propre ligne face à la LFP
Week-end spécial lutte contre les discriminations en Ligue 1, mais pas tout à fait la même image au stade Océane. Alors que la LFP avait demandé aux clubs de floquer sur les maillots les prénoms de victimes de discriminations recensées via plusieurs associations partenaires (Licra, Her Game Too, Foot Ensemble…), le Havre AC a décidé de ne pas participer à ce dispositif très médiatisé.
Concrètement, les joueurs havrais n’ont pas arboré ces prénoms au dos de leur tunique. Le club doyen a préféré afficher le logo de la Maison des femmes du Havre, une structure installée à l’hôpital Jacques-Monod et dédiée à l’accueil, l’écoute et l’accompagnement de femmes victimes de violences ou en grande vulnérabilité. Une démarche locale, volontairement différente, qui tranche avec l’image uniforme voulue par la Ligue sur l’ensemble des pelouses de Ligue 1 et Ligue 2 ce week-end.
Concrètement, les joueurs havrais n’ont pas arboré ces prénoms au dos de leur tunique. Le club doyen a préféré afficher le logo de la Maison des femmes du Havre, une structure installée à l’hôpital Jacques-Monod et dédiée à l’accueil, l’écoute et l’accompagnement de femmes victimes de violences ou en grande vulnérabilité. Une démarche locale, volontairement différente, qui tranche avec l’image uniforme voulue par la Ligue sur l’ensemble des pelouses de Ligue 1 et Ligue 2 ce week-end.
Roussier assume et défend l’engagement local du HAC
Ce choix ne doit rien au hasard. Engagé dans plusieurs causes sociétales depuis des années, le HAC a communiqué en amont sur sa volonté d’« aller plus loin » lors de cette journée spéciale en soutenant directement la Maison des femmes du Havre, avec un logo sur le maillot et la mise en vente de ces tuniques au profit exclusif de l’association. Les représentants et bénéficiaires de la structure étaient d’ailleurs invités au match contre le FC Metz au stade Océane, histoire d’incarner concrètement cette initiative.
Jean-Michel Roussier, président du club, assume ce virage. Dans la lignée de ses prises de position récentes sur les questions d’éthique et de respect - on se souvient de son discours très ferme lors de la polémique autour du geste jugé humiliant envers Simon Ebonog - le dirigeant refuse que ses joueurs deviennent de simples porte-drapeaux d’opérations ponctuelles qu’il juge parfois trop désincarnées. L’idée est claire : privilégier les engagements associatifs locaux du club, visibles sur le terrain mais aussi dans la durée, plutôt que de s’aligner systématiquement sur une campagne centralisée, aussi symbolique soit-elle.
Jean-Michel Roussier, président du club, assume ce virage. Dans la lignée de ses prises de position récentes sur les questions d’éthique et de respect - on se souvient de son discours très ferme lors de la polémique autour du geste jugé humiliant envers Simon Ebonog - le dirigeant refuse que ses joueurs deviennent de simples porte-drapeaux d’opérations ponctuelles qu’il juge parfois trop désincarnées. L’idée est claire : privilégier les engagements associatifs locaux du club, visibles sur le terrain mais aussi dans la durée, plutôt que de s’aligner systématiquement sur une campagne centralisée, aussi symbolique soit-elle.
Un signal fort dans un contexte déjà tendu autour des campagnes LFP
La campagne de la LFP, qui remplace notamment les traditionnelles couleurs arc-en-ciel par ce flocage de 34 prénoms de victimes de discriminations, se voulait un nouveau marqueur fort contre le racisme, l’homophobie, le sexisme et l’antisémitisme dans le football professionnel. Mais elle arrive dans un climat particulier, après plusieurs saisons marquées par des polémiques, des boycotts individuels ou des crispations autour de certaines opérations de sensibilisation.
En décidant de s’en écarter partiellement, tout en restant pleinement engagé sur le terrain de la lutte contre les violences faites aux femmes via la Maison des femmes, Le Havre envoie un message assez clair à la Ligue : le club veut garder la main sur la manière dont il affiche ses combats, en les ancrant sur son territoire et dans son propre réseau associatif. Reste à voir si ce positionnement assumé de Roussier, à la fois respectueux de la cause mais critique de la méthode, inspirera d’autres clubs… ou fera grincer des dents du côté de la LFP.
En décidant de s’en écarter partiellement, tout en restant pleinement engagé sur le terrain de la lutte contre les violences faites aux femmes via la Maison des femmes, Le Havre envoie un message assez clair à la Ligue : le club veut garder la main sur la manière dont il affiche ses combats, en les ancrant sur son territoire et dans son propre réseau associatif. Reste à voir si ce positionnement assumé de Roussier, à la fois respectueux de la cause mais critique de la méthode, inspirera d’autres clubs… ou fera grincer des dents du côté de la LFP.


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