La belle troisième place de Ligue 1 de la saison dernière devait offrir au LOSC des soirées européennes à la hauteur de ses efforts de la saison passée. Elle lui vaut pour l’instant des lendemains pénibles. Battu par Galatasaray mercredi à Pierre-Mauroy (2-4), Lille compte trois défaites en trois journées de Ligue des champions. Et pour Jérôme Rothen, les responsabilités dépassent largement les joueurs alignés sur la pelouse.
Dans Rothen s’enflamme, le consultant de RMC a directement visé Olivier Létang, auquel il reproche d’avoir fragilisé l’équipe. Le président lillois paie aussi, dans son réquisitoire, le choix de Davide Ancelotti pour conduire ce nouveau cycle.
Dans Rothen s’enflamme, le consultant de RMC a directement visé Olivier Létang, auquel il reproche d’avoir fragilisé l’équipe. Le président lillois paie aussi, dans son réquisitoire, le choix de Davide Ancelotti pour conduire ce nouveau cycle.
Rothen reproche à Létang le décalage entre les ventes et les ambitions
« Pourquoi j’en veux à Olivier Létang qui a formé cette équipe là, qui a mis cet entraîneur là ? Je lui en veux parce qu’il est en train de gâcher ce qu’ils ont réalisé de bien. Ils se sont battus l’année dernière pour faire la ligue des champions (...) Tu t’aperçois qu’avant cette ligue des champions, même avant de démarrer la saison de ligue 1, cette équipe de Lille a très bien vendu, donc elle s’est affaiblie en fait. Alors moi, je ne suis pas contre vendre ses meilleurs joueurs, il n’y a pas de problème. Tu ne peux pas lutter vu les finances du football français aujourd’hui, ils ont raison, mais, il faut un minimum investir. Et surtout, arrêter de nous prendre pour des cons en nous disant : "oui, mais avec cette équipe là, ils vont être compétitifs". Mais en quoi ils vont être compétitifs ? »
Le débat porte donc moins sur les départs que sur leur compensation. Celui d’Ayyoub Bouaddi laisse notamment un chantier majeur dans l’entrejeu. Recruté pour renforcer ce secteur, Maurits Kjærgaard n’y occupe pas encore une place centrale, alors qu'un joueur comme Benjamin André est clairement sur le déclin.
Et que dire des autres recrues ... Basar Önal est d'un niveau très inquiétant, tandis que Loun Srdanovic n'a pas disputé une seule minute. Tanguy Nianzou, freiné par des problèmes musculaires, vient seulement d’enchaîner deux titularisations en championnat. Même nuance pour Dilane Bakwa : même s'il a été décisif à trois reprises, il est encore trop irrégulier. La belle réussite est pour heure Ayase Ueda, qui s'est hélas blessé et qui sera absent des terrains plusieurs semaines.
Ancelotti peine à instaurer une vraie identité de jeu
Parler de mercato entièrement raté serait néanmoins prématuré. En revanche, le rendement collectif ne répond pas encore aux exigences européennes. Contre Galatasaray, Ancelotti avait tenté une organisation avec Hakon Haraldsson en faux numéro neuf et Soriba Diaoune et Bakwa sur les côtés. Lille a montré des intentions offensives, sans résoudre ses défaillances défensives.
Mais au delà d'un recrutement qui pose question, c'est le choix de l'entraîneur qui fait surtout parler. Le pari Davide Ancelotti n'est pour l'heure pas vraiment concluant. En effet, le successeur de Bruno Genesio peine à imprimer sa patte ; on ne voit aucune identité de jeu dans ce LOSC version Ancelotti.
Bien sûr, les changements obligent à la retenue en raison d'un période d'adaptation. Mais après trois mois, on ne voit pas le LOSC progresser ...
Mais au delà d'un recrutement qui pose question, c'est le choix de l'entraîneur qui fait surtout parler. Le pari Davide Ancelotti n'est pour l'heure pas vraiment concluant. En effet, le successeur de Bruno Genesio peine à imprimer sa patte ; on ne voit aucune identité de jeu dans ce LOSC version Ancelotti.
Bien sûr, les changements obligent à la retenue en raison d'un période d'adaptation. Mais après trois mois, on ne voit pas le LOSC progresser ...


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