Le LOSC pourrait bientôt avoir les clés du stade Pierre-Mauroy bien au-delà des soirs de match. Concerts, événements, exploitation commerciale : le club lillois s’apprête à changer de dimension dans la gestion de son enceinte. Selon L’Équipe, il doit en reprendre l’exploitation au plus tard début 2027. Sans pour autant devenir propriétaire des murs.
Le LOSC doit reprendre ELISA, pas acheter le stade
Le projet passe par l’acquisition d’ELISA, la filiale d’Eiffage chargée de l’exploitation, ainsi que de ses filiales. Éric Skyronka, président de la Métropole européenne de Lille, confirme cette perspective auprès de L’Équipe. L’accord de la collectivité doit encore faire l’objet d’une délibération, attendue vendredi 9 octobre.
La distinction est essentielle : Lille rachèterait l’exploitation, et non le stade lui-même. Les murs resteraient la propriété de la MEL. Le club prendrait la place de l’opérateur actuel dans un cadre contractuel qui, lui, ne serait pas remis à zéro : le partenariat existant court jusqu’en 2043. En contrepartie, le LOSC versera une redevance ou un loyer d'occupation à la Métropole (propriétaire de l'équipement).
Ce changement ne donnerait donc pas aux dirigeants lillois une liberté sans limites sur l’équipement. La gestion resterait soumise aux conditions de la convention liant l’exploitant à la Métropole, comme l’a précisé son président.
La distinction est essentielle : Lille rachèterait l’exploitation, et non le stade lui-même. Les murs resteraient la propriété de la MEL. Le club prendrait la place de l’opérateur actuel dans un cadre contractuel qui, lui, ne serait pas remis à zéro : le partenariat existant court jusqu’en 2043. En contrepartie, le LOSC versera une redevance ou un loyer d'occupation à la Métropole (propriétaire de l'équipement).
Ce changement ne donnerait donc pas aux dirigeants lillois une liberté sans limites sur l’équipement. La gestion resterait soumise aux conditions de la convention liant l’exploitant à la Métropole, comme l’a précisé son président.
Une activité qui dépasse largement les matches du LOSC
Pour les Dogues, l’intérêt est de ne plus intervenir uniquement comme club résident. La reprise leur permettrait de piloter l’activité de l’enceinte dans son ensemble, des rencontres de football aux concerts, en passant par les autres événements. Le stade deviendrait ainsi un levier de développement économique plus directement intégré au projet du LOSC.
L’enjeu consiste à mieux articuler les besoins sportifs et l’utilisation commerciale de l’équipement. Une programmation extérieure peut générer de l’activité au-delà des jours de match, mais elle doit aussi cohabiter avec les exigences d’une équipe professionnelle. En prenant les commandes de l’exploitation, Lille aurait davantage de prise sur cet équilibre.
L’enjeu consiste à mieux articuler les besoins sportifs et l’utilisation commerciale de l’équipement. Une programmation extérieure peut générer de l’activité au-delà des jours de match, mais elle doit aussi cohabiter avec les exigences d’une équipe professionnelle. En prenant les commandes de l’exploitation, Lille aurait davantage de prise sur cet équilibre.
Un accord sur 24 millions d’euros de loyers impayés
Cette reprise s’accompagne d’un autre volet, indispensable pour apaiser les relations avec la collectivité. Le LOSC et la MEL ont trouvé un accord portant sur le remboursement de 24 millions d’euros de loyers impayés, hors intérêts, rapporte L’Équipe. Le différend faisait l’objet d’une procédure devant le tribunal administratif de Lille.
L’accord doit être annoncé lors de la séance métropolitaine du 9 octobre et permettre de clore le contentieux. Pour Lille, la prochaine étape sera donc de transformer cette entente en reprise effective : gérer non seulement les rendez-vous de son équipe, mais aussi l’activité d’une enceinte dont le calendrier dépasse largement celui du football.
L’accord doit être annoncé lors de la séance métropolitaine du 9 octobre et permettre de clore le contentieux. Pour Lille, la prochaine étape sera donc de transformer cette entente en reprise effective : gérer non seulement les rendez-vous de son équipe, mais aussi l’activité d’une enceinte dont le calendrier dépasse largement celui du football.


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