L'OM est devenu un club quelconque : la punchline d'un international marocain


Rédigé le Vendredi 19 Juin 2026 à 07:46 écrit par


« Ce n'est plus un grand club » : Belhanda allume l'OM

Younès Belhanda n’a pas tourné autour du pot dans l’After Foot sur RMC, en lâchant une phrase qui pique tout Marseille : « Dans l'état sportif actuel, l'OM est devenu une équipe quelconque. Ce n'est plus un grand club, il va falloir le faire entendre aux supporters. » Une sortie cash, en phase avec le sentiment d’une partie des fans, usés par les saisons décevantes et les projets avortés.

L’ancien Montpelliérain a tout de même pris soin de saluer la ferveur du Vélodrome : « Moi je comprends les supporters, avec tout ce qu’ils ont vécu dans le passé. C’est la meilleure ferveur en France, l’une des meilleures dans le monde. Mais aujourd’hui, sportivement, c’est devenu une équipe moyenne. » Difficile de le contredire quand on regarde la dynamique sportive récente de l’Olympique de Marseille.

L’OM ne peut plus se cacher derrière le PSG

Là où le débat devient sensible, c’est quand on élargit le prisme au-delà du seul duel avec le Paris Saint-Germain version QSI. Oui, Paris écrase le championnat, les Coupes et domine le palmarès depuis plus d’une décennie. Mais dans le même laps de temps, douze clubs français ont réussi à soulever au moins un trophée ou à s’inviter sérieusement à la fête, pendant que l’OM se contentait de regrets.

Montpellier, Lyon, Bordeaux, Saint-Étienne, Guingamp, Monaco, Rennes, Strasbourg, Lille, Nantes, Toulouse et plus récemment Lens ont tous réussi à gratter quelque chose sur la scène nationale, que ce soit en Ligue 1, en Coupe de France ou en Coupe de la Ligue. Douze clubs capables de gagner, d’exister, d’embêter Paris… quand Marseille, lui, reste scotché à son storytelling de "grand club" sans traduire cela en titres sur le terrain.

Au fond, c’est peut-être là que Belhanda vise le plus juste sans le dire explicitement : l’OM n’a plus le luxe de se cacher éternellement derrière le PSG club-État pour expliquer ses échecs. Manque de projet clair, instabilité chronique sur le banc, mercato mal pensé, direction contestée : le mal est surtout interne. Et tant que l'OM ne construira pas des bases solides, le club phocéen restera, sportivement, ce qu’il est devenu aux yeux de beaucoup : une équipe moyenne qui vit sur son passé plus que sur son présent.

Journaliste passionné de foot et de l'Olympique de Marseille. Fan du Ribéry de la belle époque. En savoir plus sur cet auteur