Genesio contre-attaque : « Il faudra trouver un autre souffre-douleur »
À Lille, la tension est montée d’un cran autour de Bruno Genesio, qui est loin de vivre sa meilleur saison depuis qu'il est entraîneur. Fatigué de servir de cible facile dès que les résultats se dégradent, le technicien de 59 ans a livré une prise de parole très préparée, bien plus qu’un simple coup de chaud d’après-match. « Quand j'aurai quitté le championnat de France de Ligue 1, il faudra trouver un autre souffre-douleur que moi. Je vous laisse un peu de temps pour décider sur qui vous jetterez votre dévolu », a lâché l’entraîneur du LOSC, pointant frontalement ce qu’il considère comme un traitement particulier récurrent depuis ses débuts à l’OL puis à Rennes.
Pour appuyer son propos, Genesio a sorti la calculette. Depuis plus de dix ans sur un banc de Ligue 1, il revendique « pratiquement 400 matches » et une moyenne de « 1,8 point » par rencontre, un rythme qui le place dans le haut du panier des coachs français sur la durée. Une manière claire de rappeler que son CV ne se résume ni à une étiquette d’« entraîneur gentil », ni à l’image d’un gestionnaire plus psychologue que tacticien. « J'en ai un peu assez que mon travail, mes performances, celles de mon staff, soient souvent réduites au fait que j'ai une bonne entente avec mes joueurs. Que tactiquement il n'y a rien, que quand on joue à 5, c'est très défensif... C'est un cri du cœur », a-t-il insisté.
Son ras-le-bol intervient après l'élimination en Ligue Europa et une fébrile 5e place de Ligue 1. Touché mais loin de se résigner, Genesio assume désormais de renvoyer une partie de la pression vers ses détracteurs, décidé à ne plus tendre l’autre joue alors que le LOSC joue gros sur la fin de saison.
Pour appuyer son propos, Genesio a sorti la calculette. Depuis plus de dix ans sur un banc de Ligue 1, il revendique « pratiquement 400 matches » et une moyenne de « 1,8 point » par rencontre, un rythme qui le place dans le haut du panier des coachs français sur la durée. Une manière claire de rappeler que son CV ne se résume ni à une étiquette d’« entraîneur gentil », ni à l’image d’un gestionnaire plus psychologue que tacticien. « J'en ai un peu assez que mon travail, mes performances, celles de mon staff, soient souvent réduites au fait que j'ai une bonne entente avec mes joueurs. Que tactiquement il n'y a rien, que quand on joue à 5, c'est très défensif... C'est un cri du cœur », a-t-il insisté.
Son ras-le-bol intervient après l'élimination en Ligue Europa et une fébrile 5e place de Ligue 1. Touché mais loin de se résigner, Genesio assume désormais de renvoyer une partie de la pression vers ses détracteurs, décidé à ne plus tendre l’autre joue alors que le LOSC joue gros sur la fin de saison.


L'accueil
