C’est tombé, et c’est brutal : la commission d’appel de la DNCG a confirmé ce mercredi l’exclusion des Girondins de Bordeaux de toutes les compétitions nationales pour la saison prochaine, après le retrait du fonds d’investissement britannique Sparta Capital qui devait entrer au capital du club à hauteur d’environ deux tiers des parts selon Sud Ouest. Concrètement, le FCGB ne pourra plus évoluer au niveau professionnel ni fédéral, et ne peut espérer, au mieux, qu’un redémarrage en Régional 1, soit la 6e division, comme l’avait déjà laissé entendre la première décision du gendarme financier du football français.
Derrière cette sanction, c’est un scénario de liquidation judiciaire qui se rapproche très clairement pour un club six fois champion de France, déjà rétrogradé administrativement ces dernières années et englué dans une dette importante, notamment liée à des transferts impayés pointés ces derniers mois. L’échec de l’arrivée de Sparta, qui avait signé un accord de principe pour injecter plusieurs millions d’euros sur trois ans aux côtés de Gérard Lopez, referme une porte qui ressemblait déjà à un pari risqué.
Gérard Lopez va saisir le CNOSF
Pour autant, le propriétaire bordelais n’a pas rangé les dossiers. D’après les informations de Sud Ouest, le FCGB va saisir en urgence le CNOSF afin d’obtenir une conciliation et, surtout, du temps pour lancer un appel d’offres et tenter de trouver un nouveau repreneur capable de présenter des garanties sérieuses. C’est là que la situation devient presque cruelle : Bordeaux joue sa survie sur un calendrier express, avec un propriétaire discrédité, un fonds qui s’est retiré et un club historique qui se retrouve à prier pour qu’un investisseur solide surgisse dans les prochains jours. À ce stade, parler de dernière chance n’est plus une formule, c’est la réalité sportive et institutionnelle des Girondins.