Girondins de Bordeaux : la vente du Matmut Atlantique au coeur du rachat du FCGB


Rédigé le Jeudi 11 Juin 2026 à 12:10 écrit par


Bordeaux Métropole veut tourner la page du "boulet" Matmut Atlantique

À Bordeaux, le dossier du Matmut Atlantique est en train de devenir le nerf de la guerre autour de la reprise des Girondins par Sparta Capital. Depuis la fin du partenariat public-privé et le remboursement anticipé de la dette liée à la construction, Bordeaux Métropole se retrouve seule à assumer un stade qui coûte cher chaque année aux finances publiques. Le nouveau maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole, Thomas Cazenave, voit clairement dans une vente du stade un levier politique et budgétaire majeur.

Dans les discussions actuelles, la Métropole cherche à aller beaucoup plus loin qu’un simple accord sur le loyer. Elle tente d’arracher à Sparta Capital une option d’achat sur deux ans, même non ferme, avec des conditions sportives très claires : un retour des Girondins au niveau professionnel, au minimum en Ligue 3, voire en Ligue 2, pour sécuriser la valeur de l’enceinte. En gros : montée sportive obligatoire avant d’envisager de céder les clés du Matmut Atlantique.

Sparta Capital tente de verrouiller le deal, mais pas à n’importe quel prix

De son côté, Sparta Capital avance prudemment. Le fonds londonien, emmené par Franck Tuil, est en passe de prendre 67% des parts du club, avec une injection annoncée de 20 millions d’euros sur trois ans, dont 6 millions dès cet été pour solidifier le passage devant la DNCG. Mais sur le stade, les Britanniques refusent pour l’instant de s’engager noir sur blanc.

Lors d’une récente réunion avec Bordeaux Métropole, Sparta Capital a posé ses exigences : baisse du loyer annuel du stade de 1,1 million à 800 000 euros, traitement du dossier des loyers impayés et réflexion sur une option d’achat à moyen terme. Surtout, le fossé est conséquent sur la valorisation : selon ICI Gironde, le fonds évalue le Matmut Atlantique à 80 millions d’euros, quand la Métropole en attend environ 120 millions.

En toile de fond, un autre élément pèse dans les équilibres : un fonds américain se serait aussi renseigné sur le stade, ce qui donne un peu d’air à la Métropole dans la négociation. Mais pour Sparta Capital, tout repose sur une remontée sportive des Girondins et la capacité, à terme, d’attirer encore plus gros investisseurs pour accompagner un projet de club enfin stabilisé.

Journaliste web passionné de ballon rond, je suis né en 1994 à Boulogne-Billancourt et j’ai… En savoir plus sur cet auteur