Gérard Lopez sort du silence et frappe fort. Dans un long entretien accordé à L'Équipe ce mardi, le président et propriétaire des Girondins de Bordeaux a répondu avec virulence aux critiques émises par Bixente Lizarazu et Frédéric Legrand, président de Guingamp. L'homme d'affaires, régulièrement attaqué pour sa gestion désastreuse du club bordelais, et à juste cause, n'a pas apprécié les mots employés par ses détracteurs et l'a fait savoir sans filtre.
Lizarazu recadré par Lopez
Champion du monde 98 et légende des Girondins, Bixente Lizarazu avait taclé sèchement Gérard Lopez sur les réseaux sociaux. L'ancien latéral gauche avait évoqué les 94 millions d'euros de dettes, les 400 entreprises impayées, les 86 employés licenciés et la descente vertigineuse du club de la Ligue 1 au National 2, en lâchant une formule cinglante : « L'as des as de la finance a parlé. »
La réponse de Lopez ne s'est pas fait attendre, mais est totalement hors sol. « Lizarazu devrait parler de foot plutôt que des choses qu'il ne comprend pas », a-t-il déclaré dans L'Équipe. L'homme d'affaires hispano-luxembourgeois défend son bilan en rappelant qu'il a investi personnellement (ça reste à prouver) dans le club alors que personne ne se présentait pour le sauver. « J'ai mis beaucoup plus que lui ou d'autres qui n'ont jamais rien mis. Ce n'est pas parce que vous avez joué dans un club et que vous êtes un grand footballeur que ça vous donne le droit de dire tout ce que vous voulez sans pour autant faire quelque chose ou a minima vous informer », a-t-il poursuivi.
La réponse de Lopez ne s'est pas fait attendre, mais est totalement hors sol. « Lizarazu devrait parler de foot plutôt que des choses qu'il ne comprend pas », a-t-il déclaré dans L'Équipe. L'homme d'affaires hispano-luxembourgeois défend son bilan en rappelant qu'il a investi personnellement (ça reste à prouver) dans le club alors que personne ne se présentait pour le sauver. « J'ai mis beaucoup plus que lui ou d'autres qui n'ont jamais rien mis. Ce n'est pas parce que vous avez joué dans un club et que vous êtes un grand footballeur que ça vous donne le droit de dire tout ce que vous voulez sans pour autant faire quelque chose ou a minima vous informer », a-t-il poursuivi.
Legrand taxé de lâcheté
Frédéric Legrand, président de Guingamp, avait lui aussi durement critiqué Lopez en décembre dernier, le qualifiant de « quelqu'un de malhonnête qui n'a rien à faire dans le football français » après que Bordeaux ait obtenu l'effacement de 90% de ses dettes transfert, dont 500 000 euros dus au club breton.
Lopez a renvoyé Legrand dans les cordes avec la même brutalité : « Ouvrir sa gueule quand on ne prend pas de risques, c'est hyper facile. Ce monsieur, il a mis combien d'argent dans le foot français ? Rien. Il en a retiré, il est payé tous les mois. Moi, j'en ai mis, donc je n'ai pas de leçons à recevoir de quelqu'un qui se fait payer tous les mois pour après parler sur un sujet comme ça. »
Une sortie médiatique clownesque pour un homme d'affaires dont le palmarès entrepreneurial dans le domaine du sport fait pourtant froid dans le dos : faillite de Lotus F1 Team, de Mouscron en Belgique, quasi-liquidation de Boavista au Portugal, et vente forcée du LOSC en 2020 après avoir accumulé 225 millions d'euros de dettes envers le fonds Elliott. Si Lopez revendique son investissement de 57 millions d'euros à Bordeaux, difficile d'oublier que le club a chuté de l'élite au quatrième échelon sous sa présidence.
Lopez a renvoyé Legrand dans les cordes avec la même brutalité : « Ouvrir sa gueule quand on ne prend pas de risques, c'est hyper facile. Ce monsieur, il a mis combien d'argent dans le foot français ? Rien. Il en a retiré, il est payé tous les mois. Moi, j'en ai mis, donc je n'ai pas de leçons à recevoir de quelqu'un qui se fait payer tous les mois pour après parler sur un sujet comme ça. »
Une sortie médiatique clownesque pour un homme d'affaires dont le palmarès entrepreneurial dans le domaine du sport fait pourtant froid dans le dos : faillite de Lotus F1 Team, de Mouscron en Belgique, quasi-liquidation de Boavista au Portugal, et vente forcée du LOSC en 2020 après avoir accumulé 225 millions d'euros de dettes envers le fonds Elliott. Si Lopez revendique son investissement de 57 millions d'euros à Bordeaux, difficile d'oublier que le club a chuté de l'élite au quatrième échelon sous sa présidence.