Gary O’Neil avant Strasbourg - Mayence : « Demain, ce sera une question de fierté »


Rédigé le Mercredi 15 Avril 2026 à 20:10 écrit par


Un RC Strasbourg sous pression mais porté par la Meinau

À la veille du quart de finale retour de Ligue Conférence face à Mayence, Gary O’Neil a planté le décor avec un discours puissant, bien loin des préoccupations financières faisant suite aux révélations concernant les grosses pertes de BlueCo. Pour l’entraîneur du RC Strasbourg, l’enjeu dépasse les primes et les comptes du club : « L’argent, c’est le problème de quelqu’un d’autre. Moi, je crois que le club est dans une bonne situation. À ma connaissance, il n’y a aucune inquiétude financière. »

Battus 2-0 à l’aller en Allemagne, les Strasbourgeois n’ont plus le droit à l’erreur, mais le technicien anglais refuse de se laisser parasiter par le contexte. À la Meinau, son esprit est tourné vers un seul objectif : faire vivre à tout un peuple une soirée européenne mémorable.

O’Neil l’assume, s’ils se qualifient, la dernière chose à laquelle il pensera, ce sera l’argent. Il ne voudra penser « qu’aux joueurs, au travail qu’ils ont accompli, et aux supporters, qui méritent de vivre une demi-finale de Ligue Conférence pour tout le soutien qu’ils apportent au club ». Une manière claire de recentrer le débat sur l’essentiel : l’humain, le terrain et la communion avec le public.

Fierté, supporters et exploit à écrire à la Meinau

Pour O’Neil, cette confrontation face à Mayence est avant tout « une question de fierté » et de construction. Il parle d’un projet commun, de « quelque chose dont on peut tous être fiers », qui le motive chaque matin lorsqu’il se lève pour travailler. Le coach du Racing ne vise pas un simple exploit isolé, mais une véritable étape dans l’histoire récente du club, qui n’a plus connu de telle exposition européenne depuis des décennies.

Dans un stade de la Meinau qui s’annonce en fusion, Strasbourg va tenter de renverser une équipe allemande solide. O’Neil le sait : son groupe jeune devra corriger les erreurs de Mayence, notamment ce début de match manqué et ce deuxième but évitable sur corner. Mais il reste convaincu que « Strasbourg a encore une chance à la maison » et que, poussés par un public incandescent, ses joueurs peuvent tout changer.

Demain, le Racing jouera plus qu’un simple quart de finale retour. Il jouera pour son image, pour son peuple et pour l’idée d’un club en pleine ascension, décidé à prouver que la Ligue Conférence n’est pas une compétition secondaire mais une scène idéale pour marquer les esprits. Faire « quelque chose de mémorable, pas gagner de l’argent » : la feuille de route est claire, le reste appartient à la Meinau.

Journaliste web passionné de ballon rond, je suis né en 1994 à Boulogne-Billancourt et j’ai… En savoir plus sur cet auteur