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France-Belgique : Mark van Bommel totalement à côté de la plaque


Rédigé le Mardi 6 Octobre 2026 à 10:52 écrit par


Pendant près de 80 minutes, la Belgique a pu espérer repartir du Stade de France avec une victoire. L’ouverture du score de Dodi Lukebakio avait placé les Diables rouges devant, avant que Désiré Doué, Rayan Cherki et Michael Olise, auteur d’un doublé, ne retournent brutalement la soirée. Quatre buts encaissés à partir de la 77e minute, une défaite 4-1.

Le discours de Mark van Bommel, lui, est resté étonnamment optimiste. Le sélectionneur belge a dressé un bilan favorable de ses quatre premières rencontres : « Il y a plus de positif que de négatif. » Une appréciation globale qui mérite d’être distinguée de son analyse des confrontations avec les Bleus. Car lorsqu’il estime que la Belgique a fait jeu égal avec la France, les chiffres de cette deuxième manche racontent une histoire nettement moins flatteuse.

« Il y a plus de positif que de négatif. Nous avons fait jeu égal deux fois avec la France. Il ne fallait pas s'attendre à ce que nous balayions un demi-finaliste. Ne nous trompons pas d'objectif, le vrai est la qualification pour l'EURO 2028. » a déclaré le Néerlandais après la rencontre.

Les chiffres font mentir Van Bommel

La possession ne suffit pas à mesurer la supériorité d’une équipe. Mais lorsqu’elle accompagne un écart aussi marqué dans la production offensive, difficile de la balayer. La France a terminé avec 66% de possession, 23 tirs et neuf corners. En face, la Belgique affiche 34%, cinq tentatives et deux corners. Ce n’est pas le portrait d’un duel équilibré.

Même constat pour les occasions : cinq grosses opportunités françaises contre une belge, et 1,95 but attendu pour les Bleus contre 0,59 pour leurs adversaires. Le score final reflète donc l'écart de niveau entre les deux équipes, et détruit le discours de Van Bommel.

La Belgique a longtemps été devant au tableau d’affichage, mais cette résistance ne gomme ni le volume offensif français ni la faiblesse de son propre secteur offensif. Les statistiques donnent du poids à une lecture bien différente : les Diables Rouges ont entretenu l’espoir, sans afficher une maîtrise comparable à celle des Bleus.

Justin Favre
Journaliste sportif français passionné de football avec une prédominance pour la Ligue 1 et la... En savoir plus sur cet auteur