Waldemar Kita confirme que le FC Nantes pourrait changer de mains dans les prochains mois. Dans un entretien accordé à Presse Océan, le président nantais indique être actuellement en discussion avec trois projets de reprise. Après dix-neuf ans de propriété, le verrou n’est donc plus vraiment fermé : il tient désormais à la capacité des parties à s’accorder.
Le dirigeant de 73 ans dément en revanche l’histoire de négociations avancées avec un fonds d’investissement anglais. Une précision importante, mais qui ne gomme pas l’essentiel : le FC Nantes est bel et bien au cœur de négociations. Et cette fois, le discours ne ressemble plus à la traditionnelle mise au point destinée à refroidir les rumeurs avant de reprendre le volant.
Kita ouvre enfin la porte à une vente
Waldemar Kita se projette déjà dans un après-FC Nantes. C’est sans doute la phrase la plus lourde de sens dans un dossier longtemps verrouillé par des démentis, des tensions et des épisodes de vente avortés. Le président rappelle aussi sa version de son bilan, avec un mea culpa très partiel : les difficultés du club seraient surtout la conséquence d’obstacles extérieurs. Une façon assez commode de regarder 19 ans de présidence sans trop s’attarder sur les secousses internes.
Mais l’enjeu dépasse désormais le récit personnel du propriétaire. Le futur repreneur devra proposer un projet suffisamment solide pour convaincre Kita, sécuriser l’avenir financier du club et rassurer un environnement nantais usé par l’instabilité chronique. Les trois pistes évoquées ne constituent pas une vente signée, évidemment. Elles changent toutefois la nature du feuilleton.
À ce stade, aucun calendrier précis ni nom de repreneur n’a été officiellement communiqué. Mais une chose est sûre, le FC Nantes n’a probablement jamais semblé aussi proche de tourner la page Kita. Reste à savoir si la sortie se fera enfin proprement, ou avec une dernière embardée jaune et verte.