Deux mois après son arrivée à Troyes, Jocelyn Blanchard doit faire face à une situation qui dépasse le cadre sportif. Plusieurs salariées de l’ESTAC ont effectué des signalements internes concernant le comportement du directeur sportif, nommé en juillet. Révélée par le journaliste Romain Molina, l’affaire a conduit City Football Group à engager une enquête au sein du club.
Selon L’Est Éclair, les faits rapportés portent sur des remarques sexistes, des sous-entendus et des gestes présumés déplacés envers certaines salariées. Le journal indique avoir recueilli des témoignages faisant état d’un malaise dans les bureaux de l’ESTAC. Des comportements auraient également interpellé des personnes présentes dans les loges du Stade de l’Aube les soirs de match. Il s’agit, à ce stade, de faits allégués dans des signalements internes, et non de faits établis par l’enquête.
City Football Group mène des entretiens à Troyes
Elisa Sicking-Bressler, responsable du dispositif de protection et de signalement de City Football Group, s’est rendue à Troyes le mercredi 30 septembre. Plusieurs entretiens ont déjà eu lieu dans le cadre de l’enquête interne. La direction du club a reçu les parties concernées et le comité social et économique de l’ESTAC a été informé de la situation, selon L’Est Éclair.
A l'heure actuelle, aucune procédure judiciaire n’a été engagée. Cette absence de démarche en justice ne préjuge ni de la réalité des faits signalés ni des conclusions de l’enquête interne. Ni Jocelyn Blanchard ni l’ESTAC n'ont pour l'heure pris publiquement position sur les accusations rapportées. Les investigations doivent maintenant permettre au club d’établir ce qui s’est passé et de décider, le cas échéant, des suites à donner.


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