Dino Toppmöller sera le nouvel entraîneur du RC Lens !


Rédigé le Vendredi 12 Juin 2026 à 10:40 écrit par


Un stratagème lensois digne d’un scénario de mercato

À Lens, on parlait d’Olivier Pantaloni, d’Alexandre Dujeux ou encore de Patrick Videira pour succéder à Pierre Sage, mais tout cela ressemblait bien à des écrans de fumée. En coulisses, le board artésien avançait discrètement sur une autre piste, bien plus ambitieuse : Dino Toppmöller, 45 ans, ex entraîneur de l’Eintracht Francfort. Selon Footmercato, tout est bouclé et son arrivée est attendue la semaine prochaine.

Révélé en premier par La Voix des Sports puis confirmé par L’Équipe, ce dossier a été mené dans une discrétion absolue par le duo Benjamin Parrot - Jean‑Louis Leca, artisan d’un vrai braquage de mercato sur le marché des entraîneurs. L’Allemand a même été aperçu à La Gaillette, où il a visité les installations à l’abri des regards, preuve que le RC Lens n’est plus seulement en mode réflexion mais bien en phase de conclusion.

Un profil moderne, francophone et taillé pour Bollaert

Ancien adjoint de Julian Nagelsmann au Bayern Munich, Dino Toppmöller arrive avec un CV qui colle parfaitement à l’ADN lensois : intensité, pressing, verticalité et travail sur les jeunes joueurs. À Francfort, il a contribué à faire grandir des profils comme Omar Marmoush, Hugo Ekitike ou Willian Pacho, tous valorisés ensuite à prix d’or sur le marché. Pour un RC Lens qui veut rester compétitif tout en capitalisant sur ses pépites, ce genre de profil change clairement de dimension.

Autre point clé : Toppmöller parle français, un détail qui n’en est pas un pour entrer vite dans le vestiaire et dans le quotidien de Bollaert. En Allemagne, il était décrit comme le "grand confident" des joueurs francophones, capable de les inviter au restaurant pour les relancer mentalement en cas de coup de moins bien. Ajoutez à cela son goût pour les systèmes à trois défenseurs et pour un 3‑4‑3 offensif, et vous obtenez un candidat qui coche toutes les cases du projet lensois pour l’après Pierre Sage.

Un énorme effort salarial pour dire oui à Lens

Sur le plan financier, le dossier était loin d’être gagné d’avance : à Francfort, Dino Toppmöller tournait autour de 3 M€ annuels, des chiffres hors standard pour le RC Lens. Mais l’Allemand, libre depuis son limogeage en janvier, a accepté de revoir nettement ses prétentions pour entrer dans le cadre artésien. Un message fort envoyé à la direction, mais aussi aux joueurs et aux supporters sur sa motivation réelle à s’inscrire dans le projet.

D’autant que la concurrence était là : selon la presse spécialisée, des clubs comme l’AC Milan, l’OGC Nice, Feyenoord ou encore plusieurs écuries étrangères suivaient sa situation de près. Que Toppmöller privilégie Lens à ces options en dit long sur l’image actuelle du Racing en Europe et sur l’attractivité de Bollaert, encore plus avec la perspective de disputer la Ligue des champions. Si rien ne vient enrayer la dynamique, l’officialisation est attendue la semaine prochaine pour un contrat de deux ans, et c’est tout le projet lensois qui basculerait alors dans une nouvelle ère.

Journaliste passionné de foot et de l'Olympique de Marseille. Fan du Ribéry de la belle époque. En savoir plus sur cet auteur