Après Bruges-OM, De Zerbi tranche : ce plan choc pour sauver la fin de saison


Rédigé le Vendredi 30 Janvier 2026 à 18:19 écrit par


« Je suis encore là. » Deux jours après le naufrage européen de l’OM à Bruges et de l’élimination en Ligue des champions, Roberto De Zerbi a choisi de rester, d’assumer et de repartir, plutôt que de se dérober.

De Zerbi assume la défaite face à Bruges

Lourdement battu 3-0 par le Club Bruges, Marseille a quitté la scène européenne par la petite porte, avec un sentiment de honte clairement assumé en interne. Dans la foulée, les rumeurs ont enflé autour d’un possible départ de De Zerbi, présenté comme « en grand danger » par plusieurs médias. Pourtant, après une réunion avec Pablo Longoria et Medhi Benatia, le club a tranché : l’Italien et son staff iront « au moins jusqu’à la fin de la saison 2025-2026 ».

De Zerbi, lui, a posé les mots d’un entraîneur ébranlé mais lucide : « Cette défaite et cette élimination, c’est en partie ma faute. Maintenant il faut repartir », a-t-il confié, expliquant aussi son absence à l’entraînement en raison d’une nuit blanche et d’un état physique diminué.

Plus aucune excuse à l'Olympique de Marseille

L’élimination en Ligue des champions ne sanctionne pas seulement un match raté, mais un cycle européen où l’OM a semblé incapable de gérer l’enjeu et la pression, jusqu’à « perdre la qualification dans les vestiaires » selon De Zerbi lui-même. Le technicien italien, adepte d’un jeu de possession exigeant, se heurte depuis son arrivée à la difficulté de transposer ses principes dans un effectif encore inabouti et parfois friable mentalement.

La suite de la saison s’annonce comme un test grandeur nature : privé d’Europe, Marseille ne pourra plus se réfugier derrière l’enchaînement des matches pour expliquer ses limites. En théorie, un match par semaine doit permettre d’installer davantage de travail tactique, d’automatismes et d’intensité dans le pressing, ce que De Zerbi revendique depuis sa présentation : bâtir un projet sur plusieurs années, avec une identité de jeu clairement affirmée.

Le fiasco en Ligue des Champions pour mieux rebondir

En confirmant son entraîneur, l’OM choisit la stabilité dans la tempête, plutôt que le réflexe du « coup de balai » qui a souvent rythmé son histoire récente. Reste à savoir si cette confiance sera un levier ou un sursis : le vestiaire devra répondre, et l’Italien devra prouver qu’il peut transformer un fiasco européen en point de départ d’un rebond en Ligue 1.

À court terme, l’enjeu est limpide : sécuriser une place pour la prochaine Ligue des champions et montrer que la phrase « Je suis encore là » n’est pas seulement une défense, mais le début d’une reconquête.

Journaliste passionné de foot et de l'Olympique de Marseille. Fan du Ribéry de la belle époque. En savoir plus sur cet auteur